1 Voile :
Ecole de voile proposant une pratique régulière annuelle en loisir et des stages pendant les périodes de vacances scolaires, école de sport pour se former à la compétition, équipe de club composée de sportifs de bon niveau et une activité Voile Radio Commandée. Ouvert sur la mer, le club propose également des Week-ends de croisière et entraînements habitable. Les activités voile sont encadrées par des moniteurs Brevet d'état et moniteurs Fédéraux.

Horaires de navigation :

Mercredi après midi : Créneau voile jeune (- de 14 ans) Sail, Optimist, Pabouk de 14 h de 17 h
Samedi Matin : Créneau Adulte (+ de 14 ans) débutant Sail, Pabouk de 9h30 à 12h30
Samedi Après midi : Créneau Adulte ( + de 14 ans ) avancé Laser ou F15 de 14h à 17h
Dimanche Après Midi : Créneau de voile libre surveillée de 14h à 18h pour tous les adhérents

















SUIVEZ STEPHANE DANS LE VENDEE GLOBE
Notre ami fidèle et valeureux skipper Stéphane le Diraison (içi en photo avec René Siot, fondateur de Nautique-Sèvres) est un familier de Nautique Sèvres : il a pris le départ du Vendée Globe Challenge. N'hésitez pas à le soutenir et vous abonner à sa newsletter
communication@stephanelediraison.com

Stéphane, nous sommes tous avec toi dans cette fabuleuse aventure !...
Nous te souhaitons des vents favorables et une mer clémente

L'équipe NAUTIQUE SEVRES






Samedi 8 octobre : la météo restant on ne peut plus clémente avec un rayon de soleil, une belle brise, un fleuve enfin calme...Les bateaux de l'Ecole de Voile de Nautique-Sèvres ont encore fait le spectacle à côté du Pont de Sèvres. On reconnaît les Pabouks à leur voile rouge, les F 15 avec foc et grand voile, les Seils et les lasers ! Et dans le zodiac de couleur rouge, notre moniteur Arnaud. Une belle matinée !





La voile légère de Nautique Sèvres à l’entraînement en départ de régate et match-racing par temps frais et ensoleillé, vent établi mais capricieux. Des conditions idéales.




DECOUVERTE DU NAUTISME A SEVRES

Ce sont 120 élèves de 6ème de DUPANLOUP qui auront participé à ces matinées de découverte du nautisme les 14,17 et 21 juin derniers.
Les contraintes d'agenda nous ont obligé à concentrer les 4 sessions prévues en 3 sessions dont une le 17 juin regroupant 2 classes le même jour.



Les crues de la Seine interdisaient (avec confirmation du préfet) toute navigation. Nous avons donc mis en oeuvre le fameux "plan B" qui nous a permis de réaliser le programme prévu en remplaçant la navigation par un "simulateur réel" (et non électronique comme on aurait pu le penser) Nous avons ainsi montré, en faisant monter les jeunes 2 par 2 sur un Pabouk posé sur sa remorque, comment orienter un voilier en fonction de la direction du vent.
- L'un des jeunes était à la barre et le bénévole NS orientait le bateau en fonction de l'angle de barre
- L'autre tenait l'écoute de grand-voile et devait choquer ou border en fonction de la direction du vent
Ceci a donc permis d'effectuer des virements de bord virtuels mais surtout des empannages qui ont fort impressionnés les participants



Quelque part, ceci nous a fait penser que ce "mini stage" pourrait être un préalable à une session de découverte avant d'aller réellement sur l'eau

Les autres ateliers :
- Démonstration de mise à l'eau d’un voilier et de son gréement
- Matelotage et apprentissage des noeuds de base dont le fameux noeud de chaise
- Visite du chantier "où naissent les bateaux" et construction d'une maquette en "cousu collé" qui pourra être ensuite décoré aux couleurs du bateau de Stéphane le Diraison
- Régates de VRC qui ont aussi montré les surprises que pouvaient générer des sautes de vent et de s'affronter en compétition




























Les bénévoles de NS ont été comblés par les sourires et l'enthousiasme de ces jeunes dont certains suivront peut-être les traces de Stéphane le Diraison.
Une mention particulière à l'encadrement par les enseignants de DUPANLOUP qui ont su veiller tout au long de ces sessions à canaliser les élèves et s'assurer de la sécurité et du respect du timing.




























Entretien avec STEPHANE LE DIRAISON, Ingénieur et navigateur
Émilie Vignon, journaliste du site meet-in a rencontré Stéphane Le Diraison dans les locaux de Nautique-Sèvres sur la base Nautique de l’Ile de Monsieur. Nous la remercions ici et publions quelques extraits de cet entretien. (Pour lire l’entretien en totalité www.meet-in.fr).
Le navigateur de Boulogne-Billancourt sera au départ du prochain Vendée Globe le 6 novembre prochain. Pour le suivre: www.stephanelediraison.com


Vous prendrez le départ de votre premier Vendée Globe
en novembre. C’est, vous le dîtes, le rêve d’une vie… Comment est
née cette vocation ?


Stéphane Le Diraison : C’est un rêve qui est né quand j’étais adolescent.
J’ai grandi à Lorient ; au centre nautique de voile que je
fréquentais, mes voisins étaient Alain Gautier, qui a gagné l’édition
92-93 du Vendée Globe, et Jean-Luc Van Den Heede. Ils
étaient pour moi des exemples, en tant que marins, et surtout,
leur aventure me faisait rêver. Au-delà du rêve, j’étais animé,
vraiment, de l’intérieur, et je me disais qu’un jour j’y serai à mon
tour. Sans que je puisse savoir comment je pourrai y arriver…
Mais j’en avais vraiment une envie très féroce.


Féroce au point de vous y préparer depuis très longtemps…

S. L. D. : Oui. J’ai orienté ma vie – ma vie de marin, et ma vie professionnelle
au sens large – dans cette direction. Un Vendée
Globe, c’est un parcours ultime, un défi exceptionnel, on ne se
réveille pas un matin en se disant qu’on va le faire ! Pour pouvoir
y prétendre, il faut avoir un certain nombre d’acquis, d’expériences.
J’ai été très travailleur pour réunir toutes les conditions,
en tout cas celles que je m’étais fixées, pour être au départ.
Prendre le départ, cela veut dire avoir déjà franchi un
certain nombre d’étapes : trouver des sponsors, négocier, communiquer…





Au-delà de la casquette de marin, vous devez aussi
endosser celle de chef d’entreprise…


S. L. D. : Absolument. La course n’est que la partie émergée de
l’iceberg. On pourrait avoir l’impression qu’on se lève un beau
matin, qu’on met notre sac à bord et que c’est parti. Ça ne marche
pas comme ça. Si on fait l’analogie avec un autre sport, un skipper
est à la fois sur le terrain, responsable du stade et directeur
du club de foot ! Un projet, il faut commencer par le monter. Ce
qui signifi e avoir une structure juridique, une société. Avoir un
produit à vendre et des sponsors. Parce que les sponsors ne sont
pas des philanthropes, il faut leur vendre une vraie prestation de
communication. Avoir un plan, une équipe, qui vont structurer
ce message, le rendre exploitable par une entreprise. Ensuite, il
y a la préparation du bateau, qui nécessite aussi des équipes...
On est seul sur l’eau, mais préparer un projet comme celui-là,
c’est beaucoup d’intervenants.

Paradoxalement, cette course en solitaire est aussi
une aventure humaine…


S. L. D. : Oui vraiment, je pense qu’il ne faut pas réduire le projet
à la course, qui dure 90 jours. C’est vraiment un tout. En vérité,
la course démarre un an avant le départ et la première des victoires,
c’est d’être sur la ligne de départ, avec un bateau qui est
prêt. On ne peut pas y arriver tout seul. Il y a une vraie équipe,
et qui dit équipe dit aussi management. Au quotidien, il faut
faire preuve de beaucoup de mobilité. On peut avoir, en deux
heures, un coup de téléphone d’un spécialiste de l’hydraulique
qui veut qu’on tranche sur un sujet, une communication avec
un sponsor sur des aspects business, une interview… Le tout en
ayant évidemment une pratique sportive importante.


Votre profil détonne et étonne un peu, puisque vous
êtes skipper, tout en exerçant une activité professionnelle –
ingénieur dans les énergies renouvelables. Laquelle des deux
activités nourrit le plus l’autre ?


S. L. D. : Les deux ! C’est un parfait équilibre, que j’ai mis du
temps à trouver, qui a été le fruit de beaucoup de travail, parfois
de frustrations (…) Et puis en 2010, avec le soutien de
bureau Veritas, tout ça a pris beaucoup de sens, puisque mon
employeur est devenu mon sponsor, de ce fait ces deux activités
se sont vraiment très largement enrichies. Je pense que
je n’aurais pas eu un aussi beau bateau si je n’avais pas eu
le soutien de Bureau Veritas. Faire de la course au large m’a
aussi permis d’être repéré par la direction du groupe, et donc
de prendre des responsabilités que je n’aurais pas forcément
eues si je ne m’étais pas illustré, entre guillemets, dans cette
activité. Cela me permet d’avoir aujourd’hui tout à la fois, ce
qui est vraiment super. Évidemment, pendant la durée du
Vendée Globe, le projecteur est mis sur la vie de navigateur,
mais je suis certain que cette expérience-là apportera aussi
à ma vie professionnelle dans le futur. Mon moteur, c’est la
passion de la mer, et mes deux activités sont indissociables.
J’aime naviguer, mais mon métier d’ingénieur dans les énergies
renouvelables, j’y tiens, parce qu’il est en phase avec mes
valeurs et une certaine conception du futur.









Pensez-vous déjà à l’après Vendée Globe et aux futurs
challenges que vous vous lancerez ? N’est-ce pas un peu
triste, finalement, de toucher au but ?


S. L. D. : Non, ce n’est pas triste, parce qu’une fois qu’on a coché
la case, on est plus serein ! Ce n’est pas triste, vraiment, parce
que je sais qu’en termes de challenge, j’aurais atteint mon
Graal. Ça peut paraître paradoxal, si jeune, de ne plus avoir
quelque chose qui pousse en avant, mais ce n’est pas le cas.
Parce que les challenges peuvent être de différente nature, il
n’y a pas forcément besoin de se fixer des défis comme ceux-là.
Le challenge, ça peut être d’aider ses enfants à être heureux,
à bien grandir, c’est un très beau challenge aussi. Je suis
convaincu qu’il y a énormément de belles choses à faire et à
réussir dans la vie au-delà des aspects purement sportifs. Au
niveau professionnel aussi. Dans les énergies renouvelables,
je ne vais pas dire qu’il y a tout à faire mais presque. Là aussi, il
y a beaucoup de challenges auxquels j’aimerais prendre part.

D’où vous vient cette philosophie, cette volonté à
toute épreuve ? De votre éducation ?


S. L. D. : Mes parents n’étaient pas du tout dans le milieu du
sport mais en revanche, mon père aimait la mer, donc il m’a
sensibilisé à cet univers, sans que ce soit du tout un compétiteur.
C’était fait très modestement, des pique-niques sur
un petit bateau de croisière, des petites navigations… Et puis
surtout mes parents, qui venaient de milieux franchement
défavorisés, ont bien réussi leur vie en montant une société
lorsqu’ils avaient une vingtaine d’années, une société qu’ils ont
fait grossir. Le modèle qu’ils m’ont donné, c’était de se battre, de
tout faire avec ce dont on dispose – et eux, au début, ne disposaient
de pas grand-chose – avec l’idée que quelles que soient
les conditions, ce qui donne du sel à la vie, de l’intérêt, c’est
de faire les choses avec passion, et engagement. C’est la seule
chose qui m’anime et c’est ce que j’aimerais transmettre à mes
enfants. Il n’y a rien de pire que de subir sa vie.